lundi 18 mai 2009

HUMANISTE EN DANGER A MADAGASCAR

Le courage d'Ambroise Ravonison, Président de l'association "Madagascar Terre de Liberté", recherché et menacé de Mort par le Commandant Charles. Interview sur France 3

vendredi 24 avril 2009

Madagascar - Les militaires tabbasent un passant (23 avril 2009)

Les militaires s’en prennent violemment à un civil à Antananarivo, jeudi 23 avril lors de la répression de la manifestation de légalistes. Les militaires semblent être bloqués par un barrage de pierres. Ils tabassent ensuite le civil qu’ils soupçonnent d’avoir ériger le barrage. La personne qui filme la scène a été agressée mais se porterait bien.

Madagascar - Les militaires tabbasent un passant (23 avril 2009)

Les militaires s’en prennent violemment à un civil à Antananarivo, jeudi 23 avril lors de la répression de la manifestation de légalistes. Les militaires semblent être bloqués par un barrage de pierres. Ils tabassent ensuite le civil qu’ils soupçonnent d’avoir ériger le barrage. La personne qui filme la scène a été agressée mais se porterait bien.

Madagascar - Les militaires tabbasent un passant (23 avril 2009)

Les militaires s’en prennent violemment à un civil à Antananarivo, jeudi 23 avril lors de la répression de la manifestation de légalistes. Les militaires semblent être bloqués par un barrage de pierres. Ils tabassent ensuite le civil qu’ils soupçonnent d’avoir ériger le barrage. La personne qui filme la scène a été agressée mais se porterait bien.

vendredi 10 avril 2009

Health Warning

Tiko Group urges all Malagasy citizens who use their products to exercise extreme caution when consuming them.

A large number of our products at various stages in the manufacturing process have been stolen from our factories and warehouses and sold on the market without our consent.

We cannot guarantee the quality or safety of these goods.Unrefined cooking oil and spoiled flour can make you very sick if they are consumed.

As soon as we are able to resume our operations we will take all necessary precautions to ensure the health and safety of all our products.

TIKO GROUP

Communiqué du groupe TIKO : problème de santé publique

9 avril 2009

Problème de santé publique, par le groupe Tiko

Une extrême vigilance est de mise quand à l’utilisation des produits Tiko. En effet, un grand nombre de nos produits à différentes étapes du processus de fabrication ont été dérobés dans nos usines et nos entrepôts.

Ces produits sont donc vendus sur le marché sans notre consentement et hors de tous contrôles d’usage. De ce fait, nous ne pouvons pas garantir la qualité sanitaire de ces marchandises.

En particulier, l’huile de cuisine non raffinée et la farine corrompue peuvent entraîner des troubles digestifs et autres indispositions si elles sont consommées.

Dès que nos usines pourront reprendre normalement leurs productions, nous serons à même de garantir que les tous produits Tiko respecteront les normes alimentaires en vigueur.

TIKO GROUP

La HCC doit faire une déclaration solennelle de retour à l’ordre constitutionnel

« La souveraineté appartient au peuple, source de tout pouvoir, qui l’exerce par ses représentants élus au suffrage universel direct ou indirect ou par la voie du référendum. Aucune fraction du peuple, ni aucun individu ne peut s’attribuer l’exercice de la souveraineté.»

Quel est le rôle de la HCC ?

Les membres de la HCC sont des juges constitutionnels. C'est-à-dire qu’ils jugent les actes de la République suivant leur conformité avec la Constitution et son esprit. Leurs décisions sont basées sur les textes de la Constitution et le respect des autres lois.

« Article 112 - Outre les questions qui lui sont renvoyées par d’autres articles de la Constitution, la Haute Cour Constitutionnelle, dans les conditions fixées par une loi organique :

1° statue sur la conformité à la Constitution des traités, des lois, des ordonnances, et des règlements autonomes édictés par le Pouvoir central ;

2° règle les conflits de compétence entre deux ou plusieurs Institutions de l’État ou entre État et une ou plusieurs Collectivités territoriales décentralisées ;

3° statue sur le contentieux des opérations de référendum, de l’élection du Président de la République et des élections des députés et sénateurs. »

Historique récent :

1 - La HCC ne s’est pas prononcée sur la conformité de l’ordonnance présidentielle (suivant Art.112) concernant la transfert des pouvoirs présidentiels à une entité militaire qui n’existe pas alors qu’elle aurait du le faire.

2 - La HCC a avalisée le transfert de ces pouvoirs par la Directoire militaire à la HAT alors que ces deux entités ne sont mentionnées nulle part dans les textes de la République que sont la Constitution et les lois.

3 - La HCC a publiquement installé le chef de la HAT à la place du Président de la République avec tous ses pouvoirs et l’a arboré des marques correspondantes, alors que ce sont des actes réservés à un président élu démocratiquement au suffrage universel.

Ce qu’aurait du faire la HCC :

1 - La HCC aurait du statuer sur l’ordonnance promulgué par le Président de la République et l’informer officiellement de son caractère extraconstitutionnel donc non valable. La conséquence en est que le Président reste, de fait, à son poste.

2 - Après le départ du Président de la République, la HCC aurait du constater la vacance du poste du Président de la République

Art. 52 : En cas de vacance de la Présidence de la République par suite de démission, de décès, d'empêchement définitif… La vacance est constatée par la Haute Cour Constitutionnelle.

3 - Après constat, LA HCC aurait du appliquer les textes de la constitution selon lesquels, en cas de vacance du poste du Président de la République, c’est le président du sénat qui occupe provisoirement la fonction du Président de la République.

Art. 52 : …. les fonctions de Chef de État sont provisoirement exercées, jusqu'à l'entrée en fonction du Président élu ou jusqu'à la levée de l'empêchement temporaire, par le Président du Sénat…

Conclusion :

La HCC a perpétré un abus de pouvoir : la HAT n’est pas crédible.

Aucun des actes accomplis dans ce processus de prise de pouvoir n’est conforme à la Constitution. La HCC n’a donc pas agi suivant son mandat et ses responsabilités et a perpétré un ABUS DE POUVOIR.

Elle n’a pas joué son rôle de garant du respect des lois constitutionnelles.

Les membres de la HCC ne sont pas des élus. Ils n’ont donc pas le droit de représenter le peuple dans ses choix.

Ainsi, la HCC n’a pas le droit de désigner une personne de son choix pour représenter et diriger le peuple malagasy.

« Article 6 - La souveraineté appartient au peuple, source de tout pouvoir, qui l’exerce par ses représentants élus au suffrage universel direct ou indirect ou par la voie du référendum. Aucune fraction du peuple, ni aucun individu ne peut s’attribuer l’exercice de la souveraineté. »

Ce que doit faire la HCC :

Par une déclaration solennelle, revenir au respect et à l’application des textes de la Constitution. En effet suite à la violation flagrante de la Constitution, les décisions et la structure même de la HCC sont caduques.

Dans le cas contraire, la HCC est, de fait, rayé en tant qu’institution de la République car la Constitution, elle-même, n’est plus appliquée.

C.R.

vendredi 13 mars 2009

La pression du Vatican se dévoile dans l’analyse de la crise sur Madagascar.

Le Président de la République Malgache est un protestant et le reste malgré les différentes formes directes et indirectes de pressions externes qu’il a subies depuis son accession au pouvoir. Il a accepté néanmoins de nommer un catholique au poste de Premier ministre à l’exception du dernier, Charles Rabemananjara qui est protestant. Depuis cette dernière nomination, quelques gros interêts et réseaux d’influence ont été sérieusement menacés sans que le pouvoir ne se rende compte des conséquences sur le réseau établi du vatican.
Cette pression s’exerce également sur d’autres personnalités d’influence dans tous les pays du monde, en échange d’intérêts particuliers que je préciserais plus loin. Selon les archives de la BBC, vous pouvez lire que Tony Blaire a fait une déclaration officielle qu’il est devenu catholique après qu’il ait quitté le poste de Premier ministre. Maintenant il est entrain d’utiliser son pouvoir d’influence pour justifier une adhésion à la religion catholique.

Les catholiques essaient de détruire le capitalisme mondial si l’on se réfère aux écrits de Malachi Martin (M.M.), un jésuite stratege et enseignant à l’université vatican. L’auteur affirme que seul le Vatican n’est soumis à aucune pression de la Banque mondiale et ni du FMI car il n’a aucune dette et détiennent 40 % des ressources mondiales. M.M. affirme qu’il y a trois régimes puissants au monde : le capitalisme, le socialisme et le Vatican. Le Vatican a détruit le socialisme et le communisme en utilisant les USA. Le capitalisme sera détruit par le biais de deux conspirations mondiales : Illuminati et Fram. Illuminati regroupe une grande partie des capitaux mondiaux.

C’est le Vatican qui tient les rennes sans que certains membres ne le sachent. M.M. affirme qu’Ils utilisent essentiellement des pratiques sataniques pour arriver à leurs fins : mettre en place un gouvernement mondial en passant par des organisations régionales puissantes. La conspiration détient un réseau tentaculaire en Afrique.
N’oublions pas que le frère de Odon Razanakolona est le conseiller de Ratsiraka et que la France veut absolument retrouver son hégémonie dans l’univers francophone. Pour Vatican, ce sont les cibles potentielles à exploiter pour une reprise des activités de son réseau dans la région. Madagascar a toujours exporté vers le Vatican des pierres précieuses (en provenance d’une région secrète du Sud pendant les dernières décennies) qui traversent illicitement et incognito la douane. Cette pratique très ancienne a cessé depuis le départ de Jacques Sylla au poste de Premier ministre. Ce mode de contribution fait partie du contrat qui relie chaque pays au réseau du Vatican et il parait urgent de le rétablir. Le Président actuel devient de plus en plus une menace sérieuse pour le Vatican.

H.N : Article libre de droit
zanaharyo.tahio@gmail.com

jeudi 12 mars 2009

Why Dialogue?

We are confused by the position taken by the official representatives of the international community in Madagascar. As US citizens, we are particularly concerned with the United States government’s view.

We understand that Mr. Andry Rajoelina brought some legitimate concerns before the people and the government of Madagascar.

We understand that he and those with him had a right to express their opinions and concerns and call for change.

What we do not understand is why the international community, with the exception of the British, did not denounce Mr. Rajoelina after his followers and “ministers” began trying to take ministry buildings the week of February 16th. On February 19th, Mr. Rajoelina’s supporters forcefully broke into 4 ministry buildings using lock cutters, hammer and chisel, and a crow bar, took down the pictures of President Ravalomanana, and declared themselves in charge of those 4 ministries.

At that point, Mr. Rajoelina and those in his “government” clearly broke Malagasy law. Is there a country in the world where people are allowed to break into government buildings for the stated purpose of overthrowing the government without being arrested and charged with insurrection?

Why does the international community continue to press for dialogue and ask that Mr. Rajoelina and others involved not be arrested?

What principle of democracy are they trying to uphold by asking the democratically elected government of a sovereign nation to not arrest the people responsible for trying to overthrow the government?

To repeatedly pressure the Malagasy government to negotiate with someone who has broken the law and whose expressed intent is to have the democratically elected president step down only serves to undermine the rule of law in Madagascar.

When crimes committed in the name of politics are allowed to go unpunished, it sets a very dangerous precedent. Impunity in the name of politics only serves to promote anarchy.

US Friends of Madagascar
http://crise-madagascar.blogspot.com

jeudi 5 mars 2009

Quel but pour une telle motivation ?

Et la liste des morts continue ! Deux morts à Fianarantsoa lors de l’émeute du vendredi 27 février 2009. Des larmes ne cessent de mouiller le visage des familles et des amis des victimes ! Décidément, les malagasy ayant soif de paix, sont encore obligés de faire preuve de patience jusqu’à une date indéterminée même si cela leur coûte non seulement les yeux de la tête mais aussi la vie des leurs.

Face à l’incessant appel au dialogue par le FFKM, l’émissaire de l’ONU ainsi que d’autres groupements de la société civile, les chefs de l’opposition s’entêtent encore à la provocation dans les rues. Leur complaisance à la violence et à la mort de leurs partisans est manifeste. Devant ce massacre du 7 février 2009, ils ne se fatiguent pas d’offrir la vie de leurs « brebis ». L’on se demande ainsi la vraie motivation de ces messieurs. Qu’est-ce qu’il y a de mal à dialoguer ? Et le grand perdant c’est le peuple. A Fianarantsoa, quelques écoles ferment leurs portes le lundi 02 et le mardi 03 mars 2009 et ce, au détriment des élèves. Surtout ceux qui préparent leurs examens officiels. Sans compter le dégât matériel à la suite des débordements. Et d’après notre information, les semeurs de violence continuent leur route vers le sud, précisément à Tuléar. Ils y vont pour attiser le mécontentement des gens. Leur but est la mobilisation pour la défense de la démocratie, mais leur agir en est tout à fait à l’antipode. Ils mobilisent fort pour la violence et ne font rien pour la légalité et le dialogue. Andry RAJOELINA a eu au moins le courage d’accepter le face à face, sous la médiation du FFKM, mais les autres chefs, ils n’ont même pas essayé. Monsieur Marc RAVALOMANANA ne cesse de réitérer sa disposition à l’écoute,mais il prêche dans le vide. Tous les « raiamandreny » tant nationaux qu’étrangers suggèrent une solution pacifique,mais ils font la sourde oreille. Peut-on alors compter sur ces messieurs pour sortir ce pays de ce tunnel ?

A analyser leur stratégie, ils sont pour le trouble général à Madagascar. Ils s’acharnent à saboter coûte que coûte la tenue des réunions internationales prévues à Madagascar cette année. Leur plaisir c’est de voir ternir l’image de Madagascar devant la scène internationale surtout africaine. Leur ambition c’est de consacrer une page très noire dans le livre d’histoire de notre pays. Or avec un peu de réflexion et de sagesse, on peut former un gouvernement d’ouverture assurant la continuité de l’Etat et oeuvrant dans la réalisation de ces réunions. Avec un peu de recul, ils comprendront que celles-ci seront des évènements générateurs de devise pour notre économie. Avec un peu de calme, ils sauront que les touristes ne sont pas attirés vers notre pays sans qu’il n’y ait de sécurité publiques et respect de la légalité. Ils sont fort conscients du rôle de la loi dans la protection des individus, particulièrement de leur vie.

Somme toute, une vie meilleure pour leurs compatriotes est loin d’être le souci de ces chefs de l’opposition.

Adymadio

Nouvelle stratégie TGViste

Antananarivo, théâtre ridicule de débordements de tous genres. C’est ce que veulent les fauteurs de trouble actuels. Il faut reconnaître en fait qu’ils ont changé de stratégie pour arriver à leurs fins : au lieu de s’attrouper sur la place du 13 mai pour écouter le nouveau « messie » capable d’instaurer la démocratie 3 jours après la chute de Ravalomanana, ils éparpillent leurs soldats fidèles dans les quartiers. Pour quoi faire ? Pour guetter la moindre absence des forces de l’ordre et piller les magasins, saccager bêtement les voitures et ériger des barrages. Tout cela pour signifier que la vie publique et politique est en panne, la sécurité n’est pas sûre… Au fait, la population urbaine s’inquiète et ne peut pas vaquer calmement à ses préoccupations quotidiennes.

Au clair, tout cela c’est pour inciter le pouvoir à la violence. C’est manifestement une piège tendue au gouvernement et surtout à Ravalomanana car c’est lui la principale cible. Les leaders de l’opposition sont en train de tester la force et la capacité du pouvoir en place dans la gestion de ce conflit. Et ils comptent bien en sortir victorieux car plus cette situation de trouble perdure, la chance est grande sur l’annulation de la tenue de ces réunions internationales à Madagascar : sommet africain et sommet de la francophonie. Seulement, ils doivent se détromper car la lutte pour la libération et la démocratie n’avancent pas pour autant. A remarquer qu’outre la démocratie, on lutte aussi actuellement pour la libération. No comment. Pour dire que l’opposition ne fait que ravager notre pays. Trouble, désordre, pillage, massacrer, tels sont les mots clés pour avoir une idée générale de ce camp.

Mais l’autre face de cette manifestation donne aussi à réfléchir. C’est de l’éternel retour sur la place du 13 mai. On arrive pour écouter le « messie », on claque avec les moyens de tout bord, on applaudit à son arrivée, on l’écoute et on rentre étant fortifié de ses exhortations et de la motivation « pécuniaire » qu’on distribue en toute discrétion. Tout devient une rengaine car on rechasse les mêmes promesses si bien que beaucoup des adhérents quittent le rang. Un « ras-le-bol » certain envahit le camp. Un père de famille, employé de la zone franche, ne va tout de même pas passer son temps à applaudir et esquisser une danse de hanche au rythme endiablé de « samba TGViste » alors qu’il a des enfants à nourrir. Par ailleurs, son lieu de travail n’a rien avoir avec cette manifestation. Sauf ceux qui n’ont rien à faire, qui n’ont rien à perdre et tout à gagner, y affichent leur fidélité et leur ponctualité. Les gens sérieux s’adonnent à des choses sérieuses.

A partir de ce jour, 05 mars 2009, on doit choisir : ou bien on parle sérieusement dans le cadre d’un dialogue, ou bien on laisse parler les fusils. A bon entendeur, salut !

Adymadio

mardi 3 mars 2009

Résoudre par le dialogue ou le fusil ?

Cette situation de trouble à Madagascar arrive à son summum. La raison n’est plus un secours. La conscience n’est plus écoutée. La loi est publiquement bafouée. Que faire ?

La raison n’est plus un secours
La raison est la seule faculté permettant à l’homme de revenir sur le passé et de prévoir l’avenir. Elle est ainsi la seule lumière qui nous fait voir ce passé lugubre du 07 février 2009. Pour ne parler que cela car les dégâts sont aussi variés que lourds. Cette lumière naturelle en nous est la seule qui comprend que, demain, nous récolterons ce que nous avons semé ou semons aujourd’hui. Le bon ou le mauvais. De la sorte, si ces chefs de l’opposition n’optent pas pour le dialogue et continuent à s’enfermer dans le trou du « m’en foutisme », ils auront sur le dos les larmes de ces hommes et femmes qu’ils manipulent sans pitié et qu’ils conduisent au sacrifice ultime. Demain sera lugubre sinon pour eux directement du moins pour leurs descendants

La conscience n’est plus écoutée.
La conscience est cette faculté qui nous aide à distinguer le bien et le mal, l’honorable et l’indigne. Il est indigne d’un potentiel dirigeant d’attiser la hantise entre les malagasy. L’argent qui facilite ces déplacements dans les régions peut contribuer à donner à manger à ces démunis, à scolariser ces enfants des familles pauvres, à construire des infrastructures sanitaires… Or, ils préfèrent taire leur conscience au profit de leur vengeance intestinale. Ils optent pour la guerre au détriment de la paix. Ils se fichent pas mal de cette « voix de Dieu en tout homme » pour satisfaire leur tribalisme. Démocratie, démocratie…En fait , ce n’est qu’un prétexte.

La loi est publiquement bafouée.
La loi est la seule cadre dans lequel les faibles peuvent survire et jouir d’une certaine liberté.
Cette stratégie qui consiste à descendre dans les rues chaque fois qu’on veut changer de gouvernant, influe les générations à venir. Ils sont initiées à l’illégalité. Leur éducation tend à faire d’eux des « hors la loi ». Des grandes personnes, responsables publics et privés, les apprennent à fouler aux pieds la loi sous prétexte d’une revendication légitime. Il n’est pas question de minimiser cette revendication. Tant s’en faut. Ce qui est déplorable c’est cette volonté de détruire et de semer le désordre. Sans aucune considération de ce qui a été réalisé ni de la continuité du pouvoir. Il est signalé que du camp de l’opposition, Andry RAJOELINA n’est pas le seul chef. Dans les autres régions, Zafy Albert, Roland Ratsiraka et d’autres encore mobilisent fort pour la fin de ce pouvoir. Et tout cela sans coordination. Chacun tire de son côté et comme il veut. C’est donc déjà de l’anarchie au sein même de l’opposition.. Leur point commun c’est ce message morbide : « aller outre la loi pour changer » !!!

S’opposer à Madagascar c’est détruire !!!

Adymadio

lundi 2 mars 2009

Pas de trêve pour la réflexion

Retour en zone au fait du Représentant du Secrétaire Général des Nations Unies. Ce qui signifie, il faut le dire sans ambages, l’échec du FFKM dans la médiation. On attend donc un autre groupe de médiateurs malagasy car la situation va s’empirer de jour en jour si aucune négociation n’est entreprise. L’émissaire des Nations Unies a de nouveau insisté au fait que ce problème est particulièrement entre les malagasy, donc la solution doit être cherchée dans le cadre des négociations entre malagasy.

Au vu de cette position des Nations Unies, des médiateurs malagasy doivent prendre en main la relève du FFKM. A moins que les trois chefs des églises restants fassent encore confiance aux deux protagonistes. Malheureusement, du côté de Andry RAJOELINA, on n’espère pas grand-chose. Trouver un comité formé de malagasy crédibles pour cette négociation devient un problème dans le contexte actuel. En effet, à mon humble avis, si on en trouve, ils doivent être,avant tout, des « Raiamandreny » et non des politiciens. Ces derniers seront, eux aussi, taxés de partisans, d’ailleurs ils ne peuvent pas ne pas l’être.

Ce qui justifie l’appel de Monseigneur à l’ONU et aux forces armées. Au clair, il faut une force de conviction pour sortir de cette impasse. La dégradation de la situation à Tuléar, hier 26 février 2009 ainsi que ce trouble meurtrier à Fianarantsoa, cet après midi du 27 février 2009, prouvent une fois de plus l’impossibilité pour les chefs de l’opposition (CRN ou TGV) d’éviter les débordements. Pillages et barrages des routes (sans parler d’autres « bêtises ») ont eu lieu dans la région d’Atsimo andrefana. Ils ne peuvent pas se soustraire car ce sont eux les instigateurs de cette manifestation. D’ailleurs, la stratégie n’est ni plus ni moins que celle adoptée à Antananarivo.

Il y a de quoi s’interroger : faut-il à tout prix détruire pour construire ? Faut-il sacrifier ses compatriotes pour assouvir sa soif de pouvoir ? Cette situation trahit une forte motivation à l’anarchisme. Il faut abolir l’Etat car c’est un Mal radical. Quel gâchis !

Franchement, ces messieurs de l’opposition font énormément erreur de procéder par la violence pour résoudre ce problème. Ils sèment la violence pour récolter la démocratie. Mais c’est absurde… Il y a des « raiamandreny », connus dans tout Madagascar, parmi ces chefs, or leur mentalité est manifestement déplorable. On attend d’eux le rôle de catalyseur de paix et d’entente au sein de l’opposition ou dans le pays, mais leur démarche diabolique fait penser le contraire : ce sont des semeurs de trouble, des fomenteurs de guerre civile. C’est honteux !!!

Peut-on compter sur des gens pareils pour diriger le pays ? A la place de Marc RAVALOMANANA, à la tête de l’Etat, qui serait l’homme de l’opposition ayant la confiance du peuple malagasy pour être son Président et sa fièrté ?

Point de réflexion | Adymadio

vendredi 27 février 2009

Besoin de clarté

La période de crise politique doit conduire à une remise en question de certaines conceptions, pratiques et stratégies dans la vie du pays en général. La crise a certainement sa ou ses causes. Il y a lieu donc pour les dirigeants d’être attentifs à ces revendications.

La deuxième rencontre de Marc RAVALOMANANA et de Andry RAJOELINA hier entre justement dans le cadre de cette écoute réciproque dans le but de trouver le dénouement de ce conflit politique.

L’on sait de par les journaux et les sites malagasy que Andry RAJOELINA a axé ses revendications hier, lundi 23 février 2009, sur trois points :

- La démission du gouvernement de Jacques RABEMANANJARA,
- La suppression du PDS actuel, Guy Rivo RANDRIANARISOA,
- L’accès à la RNM et la TVM ,
- La libération de Monsieur RANJIVASON Jean Théodore, ancien ministre de l’Education nationale, d’abord, de la Fonction publique et des lois sociales, après, dans le Gouvernement de Jacques SYLLA.

Ces conditions n’étant pas remplies, il reviendra à la place du 13 mai avec ses partisans. Donc, les manifestations reprendront !!!

De son côté, Marc RAVALOMANANA s’est contenté de réitérer sa disposition d’être à l’écoute de son peuple et à l’ouverture. Premier portail vers la réflexion

Quoi qu’il en soit, la transition assimilée à un DEPART A ZERO est MORTELLE pour le pays. Les bailleurs de fonds ne seront pas partants pour financer de nouveaux projets comme si ceux déjà en cours de réalisation ne valaient rien. Des milliers de dollars y ont été alloués. Autant procéder à un changement de gouvernement, selon cette requête de Andry RAJOELINA, autant accepter les conditions pour la continuité de pouvoir. Oui, pour un gouvernement d’ouverture, mais non pour un gouvernement qui fera table rase de tout ce qui a été fait depuis sept ans. L’Ambassadeur des USA affirme même qu’ « une situation extraconstitutionnelle impliquera la suspension des aides en attendant une situation légale » (voir sobika.com, fil des évènements du 24 février). Le chef de cette manifestation doit marcher sur des œufs dans ce processus de négociation au lieu de s’entêter à imposer des conditions sur conditions.

Il doit comprendre qu’il n’est pas le seul à connaître la voie salutaire pour sortir de cette crise. Dans une négociation, les deux interlocuteurs doivent se respecter et accepter la concession. A vrai dire, il doit chercher avec Marc RAVALOMANANA et, pourquoi pas, les médiateurs, la solution. Celle-ci sera la résultante des idées des uns et des autres mais pas la propriété privée d’un seul individu qui se dit représentant du peuple.

Par surcroît, l’on se demande encore jusqu’à maintenant qu’est-ce qu’il veut derrière toutes ces conditions ? Ne peut-il pas être plus clair ? Je définis, au fait, la condition comme suit : « ce sans quoi une chose ne peut être réalisée ». Donc, qu’est-ce qu’il veut réaliser une fois ces conditions remplies ? C’et là le « hic absolu ».

Soyez clair Monsieur Andry. Démasquez-vous. Le peuple malagasy a hâte d’avoir, au moins, une vie tranquille. Vous, vous ne faites que lui plonger dans l’abîme de la misère avec toutes cette litanie de conditions. Et pour les jours à venir, quoi encore ?

Adymadio

A l’écoute des « sages »

Depuis longtemps, d’aucuns s’accordent à dire que Madagascar a besoin plus de « sages » que d’ «intellectuels ». Pourquoi ? Je vous laisse le soin d’y répondre personnellement. Mais, dans le cadre de la crise que traverse notre pays actuellement, il y a lieu de réfléchir sur les appels lancés par les « sages »

J’entends par « sages » ici ces personnes qui ne ménagent pas leurs efforts pour trouver une solution pacifique au problème actuel.. Entre autres, nous citons le FFKM, la communauté internationale, L’Organisation des Nations Unies, la Commission de l’Océan Indien, l’Unité africaine. Leurs appels s’adressent aux deux camps : celui de Monsieur le Président de la République , Marc Ravalomanana, et son gouvernement, d’un côté ; celui de Monsieur Andry Rajoelina et l’opposition, de l’autre côté. Succinctement, voici les points forts de leurs messages : abstinence de provocation, faire preuve de retenu, éviter tout débordement, continuer le dialogue et accepter la concession ou le compromis. C’est clair Le but c’est le bien du peuple malagasy. Voilà un objectif dont la réalisation requiert une grande abnégation si je peux m’exprimer ainsi, de la part des deux entités en conflit. Pour ce faire, l’ambition personnelle doit être sacrifiée. C’est à ce prix qu’une clairière de solution apparaîtra. Et ce n’est pas une défaite car l’objectif est noble, à savoir le bien de tous les citoyens.

A travers son discours, Monsieur Marc RAVALOMANANA ne manque de rappeler sa détermination à l’écoute et au dialogue pour chercher ensemble la solution à cette entrave majeure à la vie du pays. C’est du moins ce qu’il laisse entendre. La volonté de mettre fin à cette situation poignante est là. Je pense qu’il a tiré leçons du passé.

A travers son allocution devant sa foule de partisans, Monsieur Andry RAJOELINA s’en tient fermement à sa position : il faut que Marc RAVALOMANANA démissionne. C’est d’ailleurs, pour lui, la condition sine que non de la tenue du dialogue. Ce qui ne l’empêche tout de même pas d’ accepter de constituer sa délégation formée de Messieurs Désiré RAMAKAVELO, Monja ROINDEFO et de Ny Hasina ANDRIAMANJATO. Donc, la lueur d’espoir est là.

Il reste donc pour les deux côtés d’ aplanir le mur de l’ambition personnelle. C’est ce qui bloque les efforts pour la recherche d’une entente politique. C’est ce qui bouche les oreilles pour ne pas écouter les « sages ». Eux qui ne ménagent pas leur peine pour lancer l’appel à la raison et au dialogue.
Force ? Loi ?

Tout homme membre d’une cité a le droit de participer à sa construction. C’est sûr. Et l’éducation de citoyen doit porter sur l’explication de l’importance de ce droit. Cela commence déjà dans le milieu scolaire et continue dans la vie de tous les jours des grandes personnes. Au fait, à travers les comportements individuels et collectifs des citoyens, on peut évaluer la qualité de l’éducation à la citoyenneté.

La construction de la cité est une œuvre de tous. Chacun doit y apporter sa contribution selon son domaine de compétence. Il n’est pas juste d’exclure qui que soit dans cette noble tâche.

Toutefois, parlant de droit, il y a lieu d’y voir clair. Pour être explicite, distinguons le droit du plus fort et le droit positif. Le premier est fondé sur la force. Pratiquement, la possibilité de la réclamation est évaluée en fonction de la force dont on dispose. Le deuxième, lui, est érigé à base de loi constitutionnelle. Ici, la revendication est canalisée par les lois gouvernant la cité. Ce qui demande une grande compréhension de l’importance de se soumettre à la loi. Et c’est l’esprit démocratique qu’on doit inculquer, pour ainsi dire, à tout citoyen dans un pays démocratique.

De l’actualisation de cette explicitation, il ressort que le forcing qui consiste à prendre les ministères, sous prétexte qu’il s’agit d’une revendication populaire, relève du droit du plus fort. Le comble ? C’est une force destructrice compte tenu des dégâts qui en découlent jusqu-là. Ce qui est cruellement sacrifié c’est l’éducation à la citoyenneté. Faut-il passer éternellement par cette stratégie à risque, descendre dans les rues, pour réclamer un quelconque changement à Madagascar? Jusqu’à quand les malagasy resteront-ils dans cette manière « honteuse » d’exercer leur droit tout à fait légitime ? Toujours est-il que le droit, pour s’investir réellement de force, doit trouver son fondement sur la loi. Toute force exercée dans le cadre illégal mènera sûrement, tôt ou tard, à la restriction de la liberté car « les forts écraseront sans pitié les faibles ».

« Ny hery tsy mahaleo ny fanahy ». Ce qui signifie que la force ne vaincra pas la raison. Ce postulat est pertinent : le plus fort sera écrasé lorsque viendra un autre d’autant plus fort que lui. Celui qui écoute la raison ne cède pas à la tentation de l’exercice de la force. Parlons clair : la raison, cette faculté qui vise ce qui est noble et digne de l’être humain, ne procède pas à la violence matérialisée par ces pillages, saccages, sacrifice de vies humaines. La raison procède à la solution humaine pour résoudre un conflit, à savoir le dialogue. Nous sommes des « êtres raisonnables ». Nous avons intérêt à honorer ce trait distinctif caractérisant notre nature humaine. Pourquoi aliéner notre raison ? Nous faisons notre histoire. Commençons à éduquer nos compatriotes à comprendre que « toute violence en appelle une autre », ce qui ne profite à personne. La guerre civile qui profile à l’horizon de notre chère île, sera catastrophique et contribuera au renforcement de l’éducation à la force et à la violence. Non. Nous sommes dans un pays démocratique où il faut en toute urgence savoir que la vraie force est dans la loi.

Bref, retenons ceci : « tout droit fondé sur la force s’écroulera comme un château de cartes lorsque viendra un autre beaucoup plus fort ».
Sanatria ny mampitovy olona amin'ny biby fa ny "lalàn'ny ala" (loi de la jungle') na koa hoe "didin'ny be sandry" no tiana hampiharina sy tetika ampiasaina amin'izao "tolona" izao. Toa very mihisty ny maha olona dia ny "fanahy" izay natao ikatsahana ny mahasoa ny mpiara-belona, izay enti-mandresy ny haratsiana, ny famotehina, ny fandravana, izay entina mandinika ihany koa. Misy ary hisy foana ny mahery noho ny mahery raha hery, fanehoan-kery no avoitra eto amin'ny firenentsika. Ny "hery tsy mahaleo ny fanahy" ka izany indrindra no ankaherezana ireo tsy mampiasa herisetra mba hitady ny elanelam-panahy amin'izao krizy izao mba tsy "aha -very fanahy mbola velona " ny vahoaka tsy vaky volo.

Adymadio

Sortie de crise : Principes de base pour les négociations entre les parties

Avant propos

Les conditionnalités si l’on veut revenir à une transition politique :

A- MARC RAVALOMANANA reste LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

son départ n’est pas négociable , il a été élu en 2006 avec 54,,6% des suffrages ,il est le garant de la légalité et de la constitutionnalité dans cette démarche , le contexte de 2002 ne doit plus être pris en compte pour démontrer qu’il a pris le pouvoir dans le rue

B- Refonder les mécanismes de représentation plus conformes aux principes démocratiques :

pluralisme, élections libres, liberté d’association et des médias, Etat de Droit, Respect des droits de l’Homme, participation des citoyens et tout ce qui concerne la bonne gouvernance démocratique et ce selon les aspirations et revendications du peuple pour un réel changement face aux défis de la Mondialisation et de la Récession économique Internationale

La démocratie , ce n’ est pas uniquement , l’addition des suffrages , c’est aussi l’exercice du pouvoir à travers les élus et le fonctionnement des institutions

La démocratie est la fille de la raison et de la lumière :
  • Elle implique à la fois de nouvelles réflexions en permanence , de la prospective sur l’avenir de l’humanité mais aussi l’éveil des consciences avec les religieux ( l’homme est à la mesure de toute chose , )exit donc sa suprématie sans appel des dieux ,

  • la politique peut légiférer , changer le cours des choses


CONSTAT


Critiques contre les pratiques du Régime RAVALOMANANA

- quels que soient les motifs et raisons qui ont conduit les manifestants à Ambohitsorohitra, rien ne justifie ce carnage qui coûté la vie à de nombreux compatriotes, on ne peut que condamner de tels actes de barbarie tout en reconnaissant que la responsabilité est tout autant partagée par les 2 camps , l’enquête indépendante demandée par l’ONU et acceptée par le Président Ravalomanana le 14 février en déterminera les causes

- La répression n’est pas une bonne réponse à toute revendication politique et sociale

- La pratiques de l’achat des votes qui a dénaturé les élections récentes ( législatives et communales )

- La fraude légale : par le découpage inégalitaire des circonscriptions ou par d’habiles subtilités du mode de scrutin et la manipulation des listes électorales

- Interdiction pour l’opposition de tenir des réunions politiques par les autorités administratives ( Préfet de Police ou Chefs de Districts etc….) en contradiction avec la constitution

- Monopole du Parti Majoritaire ( TIAKO MADAGASCAR ) des Médias Publics , les partis d’opposition représentatifs et capables de donner la réplique au point de vue projet de société et critique du programme gouvernemental comme ceux de Roland Ratsiraka (10,5%) , Lahiniriko (12,5%) , feu Herizo Razafimahaleo( +9,8%) soit + de 30%des voix obtenues aux présidentielles de décembre 2006( seules élections de référence ou les fraudes ont été+ ou - tolérées ) , n’ont jamais eu accès à la télévision d’Etat et à la Radio Nationale

- L’achat d’un nouvel aéronef alors que le peuple croupit dans la pauvreté et la non transparence dans le traitement de l’affaire Daewoo même s’il y a eu de bonnes intentions si le Parlement avait joué son rôle de représentant du peuple , la situation actuelle aurait pu être évitée

- Dérives constitutionnelles en matière des finances publiques du gouvernement Sylla dont le Ministre des finances a été Radavidson Andriamparany ,( réquisitions , exonérations de taxes , dépassement du cadre budgétaire .gabegie dans les sociétés d’Assurance ARO et NY HAVANA ou la JIRAMA , dans les secteurs portuaires , des bois précieux etc…), les révélations déjà connues de initiés du pseudo Ministre des Finances du 13 mai confirment bien cette situation mais est ce uniquement le Groupe Tiko qui a fait l’objet d’une telle faveur ? , car la liste risque d’être longue
L’AMPAMAOKA ou déballage est un jeu à la roulette russe , dangereux et qui ris que de se retourner contre son auteur , le déballage est un poison dans la pratique politique , les informations sont difficilement vérifiables et ne cadrent pas souvent avec les réalités du moment,

l’histoire doit inlassablement établir les faits , les replacer dans un contexte ,dans un environnement qui les a produits , en hiérarchiser son importance en comprendre la portée , c’est d’abord un préalable à toute tentative de connaissance du passé ainsi le fameux paradigme ‘’ toute faute de gestion dans le service public est justifié
- Le non respect de la concurrence avec attribution de monopole aux groupes de sociétés appartenant au Président de La république ainsi qu’à ses alliés dans l’approvisionnement des denrées alimentaires , dans la fourniture des médicaments , des intrants agricoles, et de l’énergie ,la crise actuelle a démontré ses limites après le pillage des centrales d’achat qui ont entraîné des pénuries et une inflation des produits de première nécessité

Reproches et Griefs contre le mouvement de Andry Rajoelina

Confusion des rôles au départ entre les Fonctions de Maire , Président Directeur Général du Groupe Injet et du Leader de son Association TGV pour mener des revendications politiques , les intérets privés se sont entremêlés avec la chose publique , ce qui a valu la similitude de comportement avec le Président Ravalomanana , cette situation a conduit à une instabilité des revendications qui changent au fil des meetings et qui rendent difficile toute tentative de dialogue

Il y a donc un manque manifeste de maturité et de culture politique qui minent son mouvement qui galvaude des slogans’’ démocratie et défense des libertés publiques ‘’sans que l’on ne maîtrise ni la notion , ni la signification et sans qu’il n’ y ait ni de fond idéologique , ni de concepts et arguments en 2009 qui cadrent avec la réalité mondiale , ni d’ébauche d’un projet de société en réponse aux critiques sur la gabegie dans la gestion des affaires publiques , ceux là auraient justifié une insurrection démocratique et une rébellion citoyenne que l’on pouvait qualifier de sursaut populaire

les cadres et intellectuels malgaches en sont réduits au rang d’observateurs face à cette dialectique ou le paraître, le nombrilisme ,le protectionnisme( qui effraie les investisseurs étrangers) en sont les ingrédients nécessaires pour convaincre une population en désarroi qui ne veut qu’améliorer son bien être et participer au développement de son pays

Le souhait de la population c’est de trouver les moyens et actions pour aboutir à une alternance douce dans la démocratie, à un retour des valeurs républicaines
ou une transition nous prépare à un avenir équitable tout en espérant que ,
  • la politique reprendra ses le lettres de noblesse
  • pour le prochain mandat présidentiel ;
  • on n’aura plus des hommes d’affaires pour s’immiscer dans la représentation nationale pour éviter les dérives que le peuple endure actuellement ou les intérets supérieurs de la Nation sont occultés au profits des intérets privés à tous les niveaux et éviter ainsi toute confusion entre les affaires publiques et la poche des opérateurs devenus par enchantement politiciens grâce à l’argent

SOLUTIONS

A- UNE structure de Transition comprenant un gouvernement d’Union Nationale qui aura pour mission d’ organiser des élections et redresser notre économie en toute sérénité et ce dans un environnement exceptionnel à savoir :

  • Faire de l’organisation d’élections transparentes et démocratiques, un critère prioritaire dans l’attribution d’aide publique au développement ; adopter une attitude plus exigeante à l’égard d u gouvernement organisateur
  • Soutenir résolument au sein de la société civile, les organismes pro démocratie, notamment lors des rendez vous électoraux, favoriser la formation des observateurs électoraux nationaux
  • Condamner publiquement et n’apporter aucun concours aux missions d’observation internationale de complaisance , y compris quand elles impliquent des élus français ; favoriser la mise en place des missions européennes présidées par des personnalités dont les pays n’ont pas d’intérets économiques dans l’Etat Concerné
  • refondre un nouveau code électoral et mise en place d’une commission nationale électorale indépendante et adoption du bulletin unique par voie d’ordonnance
  • Convoquer une conférence des partis politiques sur le thème de la réconciliation nationale et de la révision de certains articles de la constitution

B- Modalités et critères de nomination des membres du gouvernement et mise en application immédiate

Le Premier Ministre ainsi que les nommés doivent faire le serment qu’ils ne participeront pas à la future élection Présidentielle et ne doivent faire partie d’aucun comité de soutien ce afin d’assurer leur totale indépendance

Pour conserver la légalité de la démarche, le Premier Ministre (civil ou militaire) sera désigné par le Président de la République ( PRM) avec les pleins pouvoirs votés par le parlement à la majorité absolue, cette institution se dissoudra d’elle-même après et remplacée par une haute autorité de Transition dénommée (Haut Conseil de La République )qui aura pour rôle de ratifier la légalité des ordonnances prises par le gouvernement de transition

Les postes Ministériels seront attribués parmi les entités suivantes :
  • les partisans de l’actuel PRM et de la mouvance présidentielle
  • les partisans du MAIRE et de la plate forme de l’opposition
  • Les forces armées pour garantir la paix et la sécurité des citoyens
  • la société civile pour assurer la sincérité des élections et la paix sociale
B .1 - Les critères de nomination seront les suivantes :

- Avoir un sens aigu du patriotisme et de l’intérêt général
- Etre diplômé de l’enseignement supérieur , technocrate rompu aux arcanes de l’administration publique et avoir un minimum de connaissance dans les finances publiques
- Ne jamais avoir eu des incidents de parcours dans le cheminement de sa carrière (condamnation pénale ou autres…….)
- être doté d’une culture politique, d’une éthique morale et d’une intégrité sans faille

B.2 - Les Institutions seront composées comme suit :
  • Le Président de la République
  • Le Haut Conseil de la République dirigé par une Eminente Personnalité désignée par l’opposition et Le Maire Rajoelinea et non originaire d’Antananarivo afin de respecter l’équilibre régionale
  • Le Gouvernement d’Union Nationale
  • La haute cour constitutionnelle
  • Le médiateur
  • les chambres consulaires et Syndicales représentatives (, commerce, de l’industrie , de l’artisanat , de l’agriculture) en tant que Conseil Economique et Social
Le rôle les prérogatives les pouvoirs de ces différentes institutions seront définis par une convention Nationale approuvée par les 2 chambres (Assemblée Nationale et Sénat) avant leur dissolution dès sa mise en application

Les budgets afférents à ces 2 chambres dissoutes seront réaffectées au Haut conseil de la République et répartis équitablement à des secteurs jugés prioritaires par le gouvernement de Transition

DUREE

Une période de 12 à 24 mois sera octroyée à cette transition pour redémarrer l’économie et ,respecter :
  • La tenue des Sommets internationaux ( Union Africaine et Francophonie )
  • Les engagements pris dans le MAP selon la feuille de route , la matrice , les différents accords convenues avec les bailleurs de fonds et partenaires financiers de Madagascar
  • le calendrier légal et constitutionnel pour l’organisation de nouvelles élections et l’entrée en vigueur d’un nouveau mandat présidentiel en 2012


Pour le Collectifs des cadres et intellectuels
Membres de l’Association ‘’Les enfants de la 1ère République
Le Secrétaire Général
Franck Ramarosaona
Politologue, Economiste

mercredi 25 février 2009

Andry Rajoelina et ses alliés de l‘opposition fomentent un véritable coup d’Etat

Ce l’on soupçonnait depuis quelques temps est maintenant avéré : Andry Rajoelina et ses alliés de l‘opposition fomentent un véritable coup d’Etat. Le Maire d’Antananarivo l’a dit clairement exprimé sur RFI hier. C’est une déclaration qui éclaire d’un jour nouveau la situation à Madagascar.

Cela explique les voltes face et la politique de surenchère qu’il a développé depuis. Aujourd’hui que ses émetteurs lui ont été rendus, que les jeunes arrêtés au plus chaud des scènes de pillages ont été libérés, il n’arrête pas de formuler de nouvelles exigences pour une éventuel dialogue si cela est encore possible avec quelqu’un qui a déclaré formellement qu’il mène un coup d’Etat.

C’est au nom de la défense de la démocratie qu’il a entrainé des milliers de citoyens dans son mouvement qu’il déclare non-violent. Les pillages et les morts démentent une telle déclaration de non violence. On ne sait dans quel traité sur la Démocratie figure le recours au coup d’Etat qui était l’objectif caché à la population et qui est maintenant révélé çà la face du monde.

Le Maire parle chaque fois en faisant référence « demande du peuple » On ne va pas entrer en polémique sur les chiffres même si l’on sait quelle est sa base électorale. Il faut toutefois rappeler qu’Antananarivo à elle seule c’est entre 1 ,5 et 2 millions d’habitants. Les gens qui ne disent rien ne sont – ils tous des partisans d’Andry Rajoelina, le principal acteur du coup d’Etat en cours.

Au nom de la démocratie, le Gouvernement a laissé la manifestation se dérouler. Maintenant que ce soit bien clair pour tout le monde : il s’agit donc de soutenir un coup d’Etat, le reste étant de la poudre aux yeux. Il faut aussi éviter le parallèle facile avec le mouvement 2002. En 2002 la crise est née de la contestation de résultats électoraux. En 2009, un mois de comédie ont suffi pour mettre à jour une tentative de coup d’Etat.

Après avoir été saigné à blanc par les pillages les mouvements alliés du Maire, Antananarivo a été déclaré ville morte. Antananarivo ne sera jamais morte quoiqu’il arrive. Antananarivo doit mettre à profit cette journée pour bien réfléchir s’il doit soutenir un coup d’Etat avec toutes les conséquences que cela entrainera sur le plan national comme international. En résumé : un recul de plusieurs années sur ce qui a été atteint même si tout n’a pas été parfait.

Antananarivo doit réfléchir sur le crédit que l’on peut donner aux promesses de programme de réajustement de la conduite des affaires nationales d’un politicien qui, sous couvert du mot démocratie fomentait un coup d’Etat. Un programme qui commence par un mensonge est-il crédible à terme ? Est-ce que la population se sent trompée aujourd’hui ou non ? Est-ce qu’elle est prête encore à suivre quelqu’un qui a commencé par les tromper de manière cynique ? Par exemple, à qui cèdera - t - il le pouvoir ensuite ?

Exploitation du symbolisme du martyr par le Maire

La mort de l’adolescent de 14 ans survenue lors de l’attaque de la MBS a été exploitée par le Maire pour susciter émotions et lamentations chez la population.
Lors de la manifestation sur la Place d u 13 Mai aujourd’hui, une table blanche a été installée pour symboliser son cercueil.

Aujourd’hui, Il y a une organisation soutenue par le Maire pour ramener « officiellement » la dépouille mortelle à Antsirabe et entretenir ainsi une vindicte des populations émues contre les actions des forces de l’ordre.

Cela nous ramène vers les évènements de 1972 : le rapatriement dans sa localité d’origine des dépouilles d’un étudiant originaire d’Ambalavao, suite à des représailles des forces de l’ ordre contre une manifestation pacifique .Cette mort exploitée par les médias, a été l’étincelle qui a mis le feu au poudre et a entraîné la chute du régime du Président Tsiranana.

Mais entre les 2 FAITS, il n’y a aucune commune mesure car si le fusillé de 1972 était un participant d’une manifestation pacifique, le malheureux adolescent de 2009 a été parmi les acteurs des actes de destruction de la télévision MBS.

Décidément le Maire ne recule devant rien pour arriver à ses fins !!!

Fanonganam-panjakana tsotra izao no noketrehin’i Andry Rajoelina

Niharihary toa ny kary an’efitra izao ny efa nampoizin’olona maro ihany hatreto. Fanonganam-panjakana tsotra izao no noketrehin’i Andry Rajoelina sur ireo ampahin’ny mpanohitra miaraka aminy hatrizay. No lazain’andriamatoa Andry Rajoelina mazava tsara tamin’ny RFI omaly fa haka ny fahefana no tanjony izao. Tranga vaovao eo amin’ny teo-draharaha ankehitriny izany.

Mazava tsara izao ny anton’ireo fitakiana mila voa tsy hary nasesiny hatramin’izay. Tafaverina any aminy ireo fitaovan’ny radio sy télé-ny, efa novotsorana ireo mpianatra voasambotra. Doa mamorona fepetra vaovao izy mialoha ny fifampidinihina, raha mbola misy took fifampidinihina amin’olona efa milaza mazava fa hanongam-panjakana no tanjony.

Fiarovana ny demokrasia no kabary nodradradrainy hatramin’izay ary nahatonga vahoaka an’arivo nanaraka azy. Nolazainy fa tsy miaraka amin’ny herisetra ny fihetsehana tarihiny. Inona ireny magazay vaky, norobaina, nodorana niaraka tamin’ny olona nasesika hangalatra ireny ? Tsy herisetra ? Aiza ho aiza ao amin’ny famaritana ny demokrasia no misy ny andalana mampanao fanonganam-panjakana izay tanjona nafenina ny vahoaka hatrami’izany ary nodradradraina ho ren-tany ren-danitra omaly ?

“Fitakian’ny vahoaka” izay foana no miverimberina amin’ny fitenin’ny ben’ny Tanana. Tsy heady hevitra amin’ny hoe firy amin’ny mponin’Antananarivo tokoa moa no nifidy azy tamin’ny fotoan’andro fa mba mila ampahatsiahivina ihany hoe 1 tapitirisa sy sasany hatramin’ny 2 roa tapirisisa izany mponin’Antananarivo izany. Ireo olona, maro an’isa, tsy tonga eny amin’ny fihetsiketsehana sy tsy milo-baba moa ve izany dia mitovy hevitra amin’ny Ben’ny Tanana, filohan’ny fanonganam-panjakana daholo ?

Noho ny fanajana ny demokrasia dia navelan’ny fanjakana hizotra ny fihetsiketsehana voalaza fa fitakiana demokrasia. Aoka hazava tsara kosa izany izao fa tsy fitakiana demokrasia intsony izao no iantsoana ny mponina fa fanonganam-panjakana. Fampandriana adrisa ny sisa. Tsy tokony ampitoviana amin’ny 2002 intsony koa ity hetsika ity satria ny tamin’ny 2002 dia fifandirana teraky ny vokam-pifidianana no niandohany. Ity fanonganam-panjakana miharihary be no antony ar yiray volana ihany nazava izany.

Rehefa avy norobaina sy nodorana ny tananan’Antananarivo dia nambara fa Tanana maty androany. Tsy ho faty na oviana na oviana Antananarivo ary tsy hihinana amam-bolony lava izao. Mila mieritreritra tsara Antananarivo raha toa ka hanohana an-karihary fanonganam-panjakana ka ho tompon’antoka amin’izay mety ho vokatr’izany. Raha fintinina : fihemorana aman-taona amin’izay efa vita, na dia hiara-manaiky aza fa tsy lavorary tsy akory izay vita.

Mila mieritreritra lalina Antananarivo mikasika izay toky azo omena olona mampanantena fanatsarana izao sy izao ny ho fitanantanana ny raharaham-pirenena rahtrizay, nampiesona tamin’ny resaka demokrasia ,nefa nikotrika fanonganam-panjakana raha ny marina !!! Olona manomboka ny lazaina fa hanatsarana ny fitondrana amin’ny lainga marivo tototra ve azo inoana ? Mahatsiaro voafitaka ny mponina nanaraka ny fihetsehana hatramin’izao sa tsia ? Mbola vonona hanaraka olona namahan-dalitra azy ve ny mponina ? Ohatra, omeny an’iza ny fitondrana avy eo ?

A qui profite le crime

Notre jeune maire s'est engagé dans un bras de fer contre le Président Ravalomanana. Nous savons tous l'historique de cet événement jusqu'à la situation actuelle, de la fermeture de la station Viva en passant par la création de la place de la démocratie, et enfin à la mise à feu et à sang de la ville d'Antananarivo et du pays infine. La stratégie a été bien étudiée et bien menée. Le seul hic est ce que notre jeune maire s'est fait avoir sur toute la ligne et n'a rien vu venir. Il est maintenant dans un engrenage que lui-même ne sait plus comment s'en sortir. Cette situation lui pousse jusqu'au Bouddhisme.

Le prétexte véhiculé est d'instaurer la démocratie et de rétablir la liberté d'expression. L'objectif inavoué de cette démarche est de ramener les anciens dirigeants de ce pays qui n'avaient eu aucun scrupule à dépouiller le pays pendant au moins deux décennies et appauvri sa population. Comme on dit la vengeance est un plat qui se mange froid. Ces anciens du pouvoir ont été bien patients jusqu'à ce qu'ils ont identifié et jeté leur dévolu sur le jeune maire. La bête a trouvé sa proie.

Mener par sa jeune fougue, le jeune maire s'est senti persécuté par le pouvoir actuel, ce qui n'est pas tout à fait faux, n'étant pas issu de leur partie. La fermeture de sa station de TV Viva, est la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. La guerre contre le Président Ravalomanana est déclarée. Un surdoué de la communication, le jeune maire a bien su user de son talent pour appâter les incrédules. Ses partisans sont tous tombés sous le charme, discours choc (ultimatums, affaire daewoo, force one 2), témérité, assurance… et se sont laissés emportés comme sur des nuages, de la place de la démocratie à la place du 13 mai.

Jusqu'au jour où ils se sont réveillés dans une ville tombée dans le chaos : vandalismes, pillages, tuerie, incendies… Profitant de l'hésitation du gouvernement et la maladresse en communication de ce dernier, le jeune maire a « essayé » encore une fois de tirer profit de cette situation. Mais sans compter sur la vigilance de certaines personnes, le pot au rose commence à être découvert. Trop de coïncidences, un discours trop bien aligné…

Le chaos est tombé du ciel, et ce n'est surtout pas la faute du maire. Ah oui, le maire et les manifestants n'ont rien avoir là-dedans. Mais bien sûr, c'est la faute du gouvernement qui n'a pas su protéger ses citoyens et leurs biens.

Maintenant notre jeune maire refuse tout dialogue. Quand on fait un pacte avec le diable et accepte son argent, il est difficile de s'en sortir. Même si on emmène les gens à l'abattoir et le pays dans le chaos. Est-ce que le maire est conscient qu'il n'aura rien à la fin, peut-être une éphémère transition que ses commanditaires voudraient bien lui accordé, bien sûr, si ces derniers qui sont assoiffés de vengeance ne l'éliminaient pas ou pourquoi pas le fauteuil de premier magistrat ailleurs qu'Antananarivo. Chers concitoyens, chères concitoyennes, réveillez-vous, il est encore temps.

Il était temps que vous vous réveillez, vous nous avez fichus une de ces peurs. Monsieur le maire, il n'est pas trop tard, le dialogue est toujours possible. Le dialogue est la meilleure solution.

Besoin de clarté

La période de crise politique doit conduire à une remise en question de certaines conceptions, pratiques et stratégies dans la vie du pays en général. La crise a certainement sa ou ses causes. Il y a lieu donc pour les dirigeants d’être attentifs à ces revendications.

La deuxième rencontre de Marc RAVALOMANANA et de Andry RAJOELINA hier entre justement dans le cadre de cette écoute réciproque dans le but de trouver le dénouement de ce conflit politique.

L’on sait de par les journaux et les sites malagasy que Andry RAJOELINA a axé ses revendications hier, lundi 23 février 2009, sur trois points :
- La démission du gouvernement de Jacques RABEMANANJARA,
- La suppression du PDS actuel, Guy Rivo RANDRIANARISOA,
- L’accès à la RNM et la TVM ,
- La libération de Monsieur RANJIVASON Jean Théodore, ancien ministre de l’Education nationale, d’abord, de la Fonction publique et des lois sociales, après, dans le Gouvernement de Jacques SYLLA.
Ces conditions n’étant pas remplies, il reviendra à la place du 13 mai avec ses partisans. Donc, les manifestations reprendront !!!

De son côté, Marc RAVALOMANANA s’est contenté de réitérer sa disposition d’être à l’écoute de son peuple et à l’ouverture. Premier portail vers la réflexion

Quoi qu’il en soit, la transition assimilée à un DEPART A ZERO est MORTELLE pour le pays. Les bailleurs de fonds ne seront pas partants pour financer de nouveaux projets comme si ceux déjà en cours de réalisation ne valaient rien. Des milliers de dollars y ont été alloués. Autant procéder à un changement de gouvernement, selon cette requête de Andry RAJOELINA, autant accepter les conditions pour la continuité de pouvoir. Oui, pour un gouvernement d’ouverture, mais non pour un gouvernement qui fera table rase de tout ce qui a été fait depuis sept ans. L’Ambassadeur des USA affirme même qu’ « une situation extraconstitutionnelle impliquera la suspension des aides en attendant une situation légale » (voir sobika.com, fil des évènements du 24 février). Le chef de cette manifestation doit marcher sur des œufs dans ce processus de négociation au lieu de s’entêter à imposer des conditions sur conditions. Il doit comprendre qu’il n’est pas le seul à connaître la voie salutaire pour sortir de cette crise. Dans une négociation, les deux interlocuteurs doivent se respecter et accepter la concession. A vrai dire, il doit chercher avec Marc RAVALOMANANA et, pourquoi pas, les médiateurs, la solution. Celle-ci sera la résultante des idées des uns et des autres mais pas la propriété privée d’un seul individu qui se dit représentant du peuple.

Par surcroît, l’on se demande encore jusqu’à maintenant qu’est-ce qu’il veut derrière toutes ces conditions ? Ne peut-il pas être plus clair ? Je définis, au fait, la condition comme suit : « ce sans quoi une chose ne peut être réalisée ». Donc, qu’est-ce qu’il veut réaliser une fois ces conditions remplies ? C’et là le « hic absolu ».

Soyez clair Monsieur Andry. Démasquez-vous. Le peuple malagasy a hâte d’avoir, au moins, une vie tranquille. Vous, vous ne faites que lui plonger dans l’abîme de la misère avec toutes cette litanie de conditions. Et pour les jours à venir, quoi encore ?

adymadio

lundi 23 février 2009

La démocratie n’est-elle pas instaurée à Madagascar ?

D’emblée, disons que l’instauration de la démocratie dans un pays ne se fait pas d’un jour à l’autre. C’est une œuvre de longue haleine. A Madagascar, l’attrait d’une telle doctrine politique a pris les malagasy depuis un passé lointain. Au fait, le 29 mars 1947 fut la naissance du Mouvement Démocratique pour la Rénovation Malgache., connu sous le sigle M.D.R.M. Lors de notre accession à l’indépendance, le 26 juin 1960, le parti au pouvoir s’appelait Parti Social Démocrate (PSD).

La deuxième République, depuis décembre 1975, était baptisée République Démocratique de Madagascar. Sans parler des autres entités politiques qui se qualifient de « démocrates ». Pendant 62 ans donc, la formation à l’esprit démocratique est mise sur pied dans notre cher pays. Et maintenant encore, nous osons affirmer que nous ne sommes pas encore satisfaits de l’efficacité de cette formation, surtout de son application dans tous les secteurs de la vie de la nation. Et cela non sans raison. No comment.

Ce qui nous préoccupe dans le contexte actuel c’est cette stratégie de mise en place de cette doctrine par le mouvement TGV. Depuis le début de cette année 2009, la voix monte sur la place du 13 mai, réclamant la démocratie. C’est une aspiration tout à fait louable en principe. Mais la stratégie adoptée, pour ce faire, est condamnable pour ne pas dire repoussante. Il n’est pas besoin de rappeler les dégâts matériels et humains que cela a engendrés. Tout ce qu’on peut dire c’est « horrible ».

Et ce jour du 21 février 2009 encore, Monsieur Andry RAJOELINA invite ses partisans à une « Longue Marche ». Vers où ? Pas encore de précision à l’heure où nous écrivons.

Preuve tangible que l’esprit démocratique n’est pas encore une réalité dans le comportement de beaucoup de citoyens malagasy. En effet, ce n’est pas dans les rues ni par le saccage des biens publics qu’on cherche à instaurer la démocratie. A la TVM , on a montré les dégâts effectués par le camp TGViste lors de la prise des 4 ministères dans le courant de l’après midi du jeudi 19 février 2009. Excusez, la démocratie est instaurée pour construire non pas pour détruire.

Par contre, pour répondre à cette aspiration des manifestants, le Président de la République a insisté à maintes reprises sa disposition à écouter le peuple. Hier donc, 20/02/09, il a écouté certains chefs des partis politiques à Madagascar, en l’occurrence Manandafy RAKOTONIRINA, Président du MFM. Ces derniers lui ont suggéré la tenue d’une Concertation nationale pour l’assise de la démocratie à Madagascar, auquel participeront évidemment les partis politiques et les autres forces vives touchées. Bravo. Toutefois, une rectification : parlons plutôt de l’amélioration de la démocratie mais pas de l’instauration de la démocratie étant donné ces expériences de longues durées. Elle a déjà façonné notre esprit depuis 62 ans. Ce n’est pas étonnant si ce n’est pas encore au beau fixe car l’histoire avance d’une façon dynamique. Elle apporte des changements qui méritent notre attention et qui sont susceptibles de remettre en cause certaines de nos pratiques sociales. D’où l’importance d’une telle concertation.

Il est 15h00 au moment où ces idées sont accouchées. A 14h45, la rencontre Andry RAJOELINA et Marc RAVALOMANANA a eu lieu à l’ECAR Antanimena, un lieu neutre, et n’a duré que 45mn, sous l’égide du FFKM.

Que la raison triomphe devant le sentiment !

Hatramin’ny 1947 no efa nampiasaina teto Madagasikara ny teny hoe demokratia ary ny repoblika nifanesy teto dia natao hoe « repoblika demokratika ». Tsy dia zava-baovao loatra noho izany ny demokratia fa efa 62 taona. Ny fangatahana azo sy mety atao ankehitriny dia ny « fanatsarana » fa tsy ny « fametrahana » satria misy ny fiovan »ny toetr’andro noho ny rivotra mistoka samy hafa . Izany indrindra no mety ilaina fifampidinihina eo amin’ny sehatra nationaly momba izay mety ho fanatsarana.

Adymadio

Heure de démarcation pour Andry RAJOELINA.

Des interprétations surgissent autour de cette décision de Andry RAJOELINA d’accepter cette rencontre avec Marc RAVALOMANANA, le sameci 21 février 2009, à 13h00, au FALDA Antanimena, sous la médiation du FFKM.

De ma part, je trouve que c’est, avant tout, le triomphe de la raison et de la conscience. Chacun s’est efforcé de taire l’ambition personnelle pour mettre en tête de toutes les priorités le bien du pays. C’est un bon signe traduisant la volonté de sortir ce pays commun de cette impasse. En réalité, ni Marc RAVALOMANANA, ni Andry RAJOELINA, ni le peuple n’ont trouvé aucun profit de ces ravages. Maintenant, c’est l’heure de réfléchir à tête reposée de manière à faire un examen conscience et à évaluer ce qui a été fait depuis le début de cette crise politique. Bien sûr que les amis sont là. Certes, on a besoin de conseil. Mais le temps est aussi pour l’examen de conscience. Cela, en mettant devant soi les erreurs commises (bon gré, mal gré) et les valeurs sociales qui doivent illuminées les décisions et les actes de tout citoyen malagasy de bonne volonté, à savoir l’unité nationale, le « fihavanana » et le « soa iombonana ». Laisser après la raison et la conscience choisir librement ce qui représente la plus de valeur : la destruction ou la construction.

Je pense très sincèrement aussi que cette rencontre est, plus que jamais, une opportunité pour les deux de se démarquer avec détermination de tout ce qui a entravé et entrave encore la marche vers le redressement véritable du pays.
Du côté de Marc RAVALOMANANA, il s’agit de faire preuve de transparence, de mettre en place les mesures adéquates pour la bonne gouvernance, de faire montre d’écoute et de prendre considération les différentes propositions qui en découlent. L’ouverture à l’opposition est indispensable pour l’impliquer au redressement et au développement du pays.
Du côté de Andry RAJOEILINA, l’heure est pour lui de se passer de tout ce qui encombre le dialogue. Qu’il s’agit de stratégie ou de conseiller. C’est déjà un grand pas d’avoir supprimé cette proposition d’une « Longue marche » dont l’itinéraire a été volontairement tu.

A mon avis, le moment est venu pour Andry RAJOELINA de faire comprendre à tous les malagasy que son véritable objectif a été masqué par ces débordements. Si c’est le cas bien évidemment. Au cas où ces dégâts ne feraient pas partie de sa stratégie, il a intérêt à mettre au clair son vrai objectif. Les conditions sont réunies pour cela, après cette rencontre. Il doit à tout prix se débarrasser de toutes les personnes qui l’influencent d’une manière ou d’une autre pour faire de ce pays un théâtre de guerre civile et de sang.

Les membres du FFKM ne sont pas des politiciens, cela est évident. Mais Andry RAJOELINA doit, avec Marc RAVALOMANANA, prendre en considération leurs conseils. Ils ne visent qu’une chose : le bien du peuple. D’ailleurs, c’est tout ce qui intéresse les malagasy en ce moment.

Adymadio

dimanche 22 février 2009

Non à la loi du plus fort

« Ny hery tsy mahaleo ny fanahy ». Ce qui signifie que la force ne vaincra pas la raison. Ce postulat est pertinent : le plus fort sera écrasé lorsque viendra un autre d’autant plus fort que lui. Celui qui écoute la raison ne cède pas à la tentation de l’exercice de la force. Parlons clair : la raison, cette faculté qui vise ce qui est noble et digne de l’être humain, ne procède pas à la violence matérialisée par ces pillages, saccages, sacrifice de vies humaines. La raison procède à la solution humaine pour résoudre un conflit, à savoir le dialogue. Nous sommes des « êtres raisonnables ». Nous avons intérêt à honorer ce trait distinctif caractérisant notre nature humaine. Pourquoi aliéner notre raison ? Nous faisons notre histoire. Commençons à éduquer nos compatriotes à comprendre que « toute violence en appelle une autre », ce qui ne profite à personne. La guerre civile qui profile à l’horizon de notre chère île, sera catastrophique et contribuera au renforcement de l’éducation à la force et à la violence. Non. Nous sommes dans un pays démocratique où il faut en toute urgence savoir que la vraie force est dans la loi.

Bref, retenons ceci : « tout droit fondé sur la force s’écroulera comme un château de cartes lorsque viendra un autre beaucoup plus fort ».

Sanatria ny mampitovy olona amin'ny biby fa ny "lalàn'ny ala" (loi de la jungle') na koa hoe "didin'ny be sandry" no tiana hampiharina sy tetika ampiasaina amin'izao "tolona" izao. Toa very mihisty ny maha olona dia ny "fanahy" izay natao ikatsahana ny mahasoa ny mpiara-belona, izay enti-mandresy ny haratsiana, ny famotehina, ny fandravana, izay entina mandinika ihany koa. Misy ary hisy foana ny mahery noho ny mahery raha hery, fanehoan-kery no avoitra eto amin'ny firenentsika. Ny "hery tsy mahaleo ny fanahy" ka izany indrindra no ankaherezana ireo tsy mampiasa herisetra mba hitady ny elanelam-panahy amin'izao krizy izao mba tsy "aha -very fanahy mbola velona " ny vahoaka tsy vaky volo.

Adymadio

samedi 21 février 2009

Légalité, cadre de travail salutaire.

Les rassemblements actuels du côté du pouvoir comme du côté de l’opposition laissent voir une démonstration de force.. Chaque camp veut à tout prix mesurer l’attachement respectif du peuple à sa cause. Mais, à notre avis, il ne faut pas perdre le temps à ces défis qui ne font qu’enflammer la colère de l’un comme de l’autre. Au fond d’eux-mêmes, la plupart de la population attendent le résultat du dialogue entre les six élus pour chercher la solution à cette crise.

Or, quel entêtement ! L’opposition s’opiniâtre encore à pousser ses partisans à la violation de la loi. Les informations qui nous sont parvenues par les médias, font savoir que le camp de Monsieur Andry Rajoelina a choisi ce jour du 16 février 2009 pour mettre en place leurs ministres insurrectionnels dans les ministères. L’on se demande si les dirigeants de l’opposition sont à court de stratégie. N’y a-t-il que ce forcing scandaleux et mortels ? Vu la décision hier, dimanche 15 février 2009, du ministère de la défense, transmise par Monsieur le ministre de la défense, le Vice Amiral RANAIVOARISON Solofo Mamy, sur la chaîne nationale, décrétant « zones rouge » les enceintes des bâtiments des ministères à Antananarivo et des bâtiments publics dans les faritany, ces « têtes » de l’opposition s’acharnent encore à emmener leurs partisans à un ultime sacrifice pour ne pas dire à un massacre. Pourquoi ne pas adopter une stratégie démocratique respectant la vie du peuple ?

Ces « grands ténors » ont intérêt à respecter la vie de leurs compatriotes s’ils sont convaincus que dans la démocratie le peuple est le détenteur du pouvoir politique. Les morts ne votent plus. Avec leur stratégie actuelle, ils sont en train d’éliminer physiquement certains de leurs « votants ». Ils doivent savoir que si leurs partisans sont fidèles à la revendication de la démocratie, ils donneront leurs bulletins pour eux, sinon cette année du moins pour les années à venir. Nous pensons qu’il faut voir loin car l’histoire continue.

Du côté des manifestants, s’ils sont persuadés de la valeur de la démocratie, ils doivent savoir que la fin ne justifie pas toujours les moyens. Le ravage assaisonné de la désobéissance civile traduit l’esprit anti-démocratique.

Nous sommes donc d’avis que la légalité est le seul cadre de travail dans lequel il faut régler les problèmes. Il est loin de minimiser les initiatives de l’opposition. C’est tout juste une mise en garde contre les actions conduisant à la guerre civile. En outre, jusqu’à présent, aucun projet de société n’a été exposé par l’opposition. C’est une marche à l’aveuglette !

Chers compatriotes de l’opposition, l’éducation à la légalité s’impose si vous voulez valoriser et réussir votre revendication de la démocratie.

F’angaha dia tsy mba misy fomba hafa ahazoana fitondrana ankoatry ny mampihena ny olona tokony hifidy ny tena amin’ny fanaovana sorona azy ireo e ? Ny maty anie tsy mifidy e ! Hampandroso ny mpanaradia amin’ny faritra mena indray ve ? Haka an-keriny ny fitondrana, hapandroba indray ? Fantatra tsara mantsy fa raha mandalo ny fifidianana araka ny maha tany repoblikana sy demokratika an’i Madagasikara dia tsy ho lany.

Aoka tsy ho hadinoin’ny mpanohitra fa tsy misy demokrasy ambonin’ny lalàna ary hatramin’izao aloha dia tetika famotehana no misy fa tsy tetika fampandrosoana fa dia ao naty maizina tanteraka no itondrana ny fanoherana satria mandeha anjambany.
Olon-tsotra aho no manoratra itony lahatsoratra itony , mamakafaka ny zava-misy ary mba mitondra ny anjara birikiko eo anatrehan’izao famotehana ny tanindrazako sy ny tanin’ny taranako izao, nirahan’ny feon’ny fieritreretako.

Isika koa aoka tsy ho maty eritreritra ary handray ny andraikitra tandrify antsika avy.

vendredi 20 février 2009

Y-a-il plusieurs démocraties ?

A l’ère des GPS, je suis perdue vis-à-vis de la vieille dame Démocratie. Tenter de prendre le pouvoir par la rue est-il démocratique ? Pousser les populations à la désobéissance est-il démocratique ? Organiser des pillages est-il démocratique ? Envoyer des personnes, certes sans armes, à l’assaut est-il démocratique ? Semer la terreur et le doute chez la population est-il démocratique ? Désinformer est-il démocratique ?

Aujourd’hui à Madagascar, la communauté internationale oblige le régime au pouvoir élu démocratiquement (élections présidentielles décembre 2006) à négocier avec l’association TGV qui représente 30 000 personnes au plus (incluant les curieux) pour modifier la vie de 20 millions de personnes. Imposer une telle sortie de crise qui ne représente pas l’avis de la majorité est-il démocratique ?

Parallèlement, cette association pousse les populations à la désobéissance civile, organise les pillages et l’incendie criminel des centres commerciaux, lance ses milices à l’assaut des institutions telles que la Présidence et les Ministères…Dans vos pays, une telle association n’aurait-elle pas été qualifiée de terroriste ?

La mise en place de processus démocratique est une conditionnalité des bailleurs de fonds et pourtant il y a différents traitements.

Mes doutes vis-à-vis de la Démocratie ont émergé après les résultats des élections législatives 2006 en Palestine : pourquoi les Palestiniens ont-ils été privés du soutien financier des Bailleurs, hormis quelques fonds d’urgence, quand c’est le Hammas qui a gagné les élections ? Voter est le geste que les gens simples associent le plus à la démocratie. Pourquoi des élections entérinées par les observateurs internationaux ont-elles entraîné la punition de toute une population ? Car les résultats de la démocratie ne conviennent pas ?

Pourquoi le coup d’état de 2005 en Mauritanie n’a-t-il pas entraîné un gel des financements des Bailleurs ?

Aujourd’hui, au nom de la Démocratie, un pays et ses 16 millions d’habitants vivant sous le seuil de la Pauvreté agonise. Au nom de la Démocratie, la Pauvreté va s’accentuer. Au nom de la Démocratie, les laissés-pour-compte de la Mondialisation vont être affamés. Au nom de la Démocratie, il faut négocier avec un Terroriste.

Avant que les Malgaches ne se disent que la Démocratie ne remplit pas le ventre comme les Nigériens, les Marocains, les Guinéens, les Maliens, je voudrais interpeller ici la Communauté Internationale présente à Madagascar :

Vous qui êtes ressortissant de pays démocratiques, comment qualifiez-vous la tentative de prise de pouvoir initiée par Andry TGV ?
Dans vos pays, aurait-il été qualifié de Terroriste ?
En poussant au dialogue, pourquoi obligez-vous 20 millions de Malgaches à vivre une solution de crise imposée par 30 mille personnes tout au plus ?
Après cette crise, oseriez-vous encore nous parler de Démocratie ?

Qu’est-ce qu’ils vont faire ces « ministres opportunistes »

Je me demande qu’est-ce qu’ils vont faire ces « ministres opportunistes » qui viennent d’être « intronisés » par les « autorités de l’opposition » dans les ministères qu’ils ont pris hier 19 février 2009. Ils y sont entrés par force quel que soit le prétexte avancé. Cela du seul fait qu’aucune loi ne les autorise à le faire. Qui plus est, comment vont-ils procéder pour commencer leur fonction sans qu’il y ait une passation de service ? A mon humble avis, c’est la procédure normale lors d’une prise de service. A moins que le nouveau régime TGViste ait une nouvelle méthode de procéder dans tel cas. Normalement, un ministère possède les dossiers relatifs à la mission qui lui est confiée par l’Assemblée nationale. Et le traitement de ces dossiers demande, en principe, des compétences particulières et diverses. Le nouveau ministre va-t-il réaliser la mission déjà commencée par l’ancien et acceptée officiellement par la Chambre basse ? Va-t-il changer de projet ? Qu’est-ce qu’il va faire du budget alloué à cette mission ?

Je me demande dans quelle caisse monsieur Andry RAJOELINA va puiser pour régler le salaire de ses ministres. Ils ne vont pas travailler gratuitement car « tout travail mérite salaire ». C’est un problème du fait que ni le Président de la République , ni le Premier Ministre, ni les ministres de l’Etat légal n’ont pas encore démissionné. A savoir que dans tout Etat de droit, un Président est à la tête d’un Etat, un Premier ministre est à la tête d’un Gouvernement et un ministre est à la tête d’un ministère. Pas deux en même temps.. Ah...je vois. On va peut-être proposer aux deux Présidents, aux deux Premiers ministres et aux deux ministres de se partager le montant du salaire !!!


Je me demande qu’est-ce qui va se passer demain car ce matin du 20 février 2009, je suis étonné de l’information selon laquelle les ministères pris par les « militaires TGV » ont été récupéré, la nuit, par les « militaires de l’Etat légal ». C’est un jeu de « ping-pong » n’est-ce pas ? Raison de plus de dire que rien n’est acquis pour l’opposition sauf les dégâts matériels et humains sur sa route infernale vers une démocratie peu comprise par beaucoup de ses partisans. Une zone d’ombre très opaque couvre le ciel de mes « demains ». J’attends une clairière de solution en me fiant à la déclaration du FFKM par son Président, Monseigneur Odon Marie Arsène RAZANAKOLONA, après la rencontre avec le Président de la République et Monsieur Andry RAJOELINA. Or je me trouve devant une situation qui me plonge dans la profondeur de la misère.

Je me demande jusqu’où la profondeur de la duperie des chefs de l’opposition. Les enceintes des ministères ont été déclarés « zones rouges » depuis le 15 février 2009. C’est un Officier supérieur de l’armée malagasy, un Vice Amiral, qui en a fait la déclaration. Où est la tête ?A quoi sert-elle ? A mon humble avis, « ny tahotra no voaloham-pahendrena », ce qui signifie que la prudence constitue la première sagesse. Mais comme ces « chefs » sont sanguinaires, ils s’entêtent à violer la loi. Et la conséquence, ils ont sacrifié 8 personnes, cette nuit !!! Et peut-être que cela va continuer…Ils préfèrent le forcing et l’entêtement au dialogue !
Dia mbola mittohy ihany ny fangalana an-keriny ataon’ny mpanohitra, ministera indray izao no lasibatra na dia efa tamin’ny 15/02 no vosokajy ho « faritra mena » izany. Maizina tanteraka ny lalan-kalehan’ny mpanohitra ary raha tsorina dia tsy voadinika mihitsy izay ho ampitso fa fanaovana barofo hatrany no misesy.
Je me demande ce que vous en pensez.

Adymadio

Appel à la réflexion et au calme.

La crise politique se déborde en crise sociale. C’est un fait. Pour s’en rendre compte, il suffit de s’informer de ce qui se passe dans certaines localités de l’île : chasse aux merina ! On craint même la guerre civile !!!

Analysons une réalité qui en dit beaucoup.

La manifestation à Antananarivo a pour cause la revendication de la démocratie, c’est du moins ce qu’on nous laisse entendre jusque-là. Les discours, j’en passe. Je tire ma réflexion à partir de ce qui se passait dans les pillages des grandes surfaces. Pendant que les uns versaient de l’essence , les autres (la majorité) s’attèlaient à dérober les marchandises qui s’y trouvaient. Deux objectifs précis : détruire par le feu pour les uns, profiter de cette « occasion » sans égale pour les autres.. « Ho lany ihany ny paiso an-kady koa tsy mba hilatsaka ve i Lambosalama ? », traduction libre : « sachant que les pêches s’épuisent, pourquoi Lambosalama n’en profite-t-il pas pour prendre sa part ?). Une fois les premiers ont fini leur travail, ils ont tout de suite mis à feu le lieu ciblé. Ma question est celle-ci: comment se fait-il que ces gars (car ce sont des garçons) osaient-t-ils provoquer un tel incendie alors que beaucoup étaient encore dedans ? Et dire que ce sont des malagasy comme eux ! Des femmes, des petites gens !. Et pourquoi c’est plutôt cet acte qui les intéresse au lieu de ces marchandises de luxe sous leurs yeux et qu’ils peuvent s’emparer facilement ?

Preuve est qu’ils sont motivés autrement. Il y a donc des commanditaires de ces actes de barbarie : ou bien ils sont sur place, dans le pays, ou bien ils sont ailleurs. Ces « semeurs de trouble » revendiquent-ils la démocratie ? Quel est alors leur objectif?

Cette expulsion des « merina » dans certaines localités du pays n’a rien à voir avec la revendication de la démocratie. A qui cela profite-t-il ? Certainement à ces commanditaires.

Cette analyse laisse croire qu’il y a derrière la revendication de la démocratie un autre objectif. Et c’est ce qui prime pour ces « lâches » qui n’osent pas s’exprimer directement.

Tirons la conclusion: ne nous nous laissons pas berner par les discours de ces « ténors de l’opposition ». Ils trompent le peuple. Ils jouent sur la démocratie. Ils manipulent le peuple qui, selon cette doctrine politique, est le détenteur du pouvoir.

A tous les malagasy, soyez vigilants. N’expulsez pas vos compatriotes. Madagascar est notre Patrie.

Dradraina hatramin’ny niantombohon’ny hetsiky ny mpanohitra ny fitakiana ny demokrasia. Demokrasy toy inona anefa izany? Zohintsika kely fotsiny ny zava-misy dia antsika no mandinika.

Tamin’ireny fandrobana ireny dia misy ny mandraraka lasantsy fotsiny dia avy eo mandoro : izany hoe tsy maka ireo entana lafo raisim-potsiny izy fa efa hafa ny “valin-kasasarany”, misy tambiny hafa azony ka na may ao aza ny Malagasy toa azy dia tsy ahoany satria mitaky demokrasy hono.

Robana dia roahina ny “merina” any amin’ny faritra sasany, tsy fihantsiana ady amin’ny samy Malagasy ve izany sa koa fitakiana demokrasy ihany koa.

Aoka isika handinika fa “mody” demokrasy no takiana fa zavatra hafa no katsahina ary isika no “tena” fitaovana.



Légalité, cadre de travail salutaire.

Les rassemblements actuels du côté du pouvoir comme du côté de l’opposition laissent voir une démonstration de force.. Chaque camp veut à tout prix mesurer l’attachement respectif du peuple à sa cause. Mais, à notre avis, il ne faut pas perdre le temps à ces défis qui ne font qu’enflammer la colère de l’un comme de l’autre. Au fond d’eux-mêmes, la plupart de la population attendent le résultat du dialogue entre les six élus pour chercher la solution à cette crise.

Or, quel entêtement ! L’opposition s’opiniâtre encore à pousser ses partisans à la violation de la loi. Les informations qui nous sont parvenues par les médias, font savoir que le camp de Monsieur Andry Rajoelina a choisi ce jour du 16 février 2009 pour mettre en place leurs ministres insurrectionnels dans les ministères. L’on se demande si les dirigeants de l’opposition sont à court de stratégie. N’y a-t-il que ce forcing scandaleux et mortels ? Vu la décision hier, dimanche 15 février 2009, du ministère de la défense, transmise par Monsieur le ministre de la défense, le Vice Amiral RANAIVOARISON Solofo Mamy, sur la chaîne nationale, décrétant « zones rouge » les enceintes des bâtiments des ministères à Antananarivo et des bâtiments publics dans les faritany, ces « têtes » de l’opposition s’acharnent encore à emmener leurs partisans à un ultime sacrifice pour ne pas dire à un massacre. Pourquoi ne pas adopter une stratégie démocratique respectant la vie du peuple ?

Ces « grands ténors » ont intérêt à respecter la vie de leurs compatriotes s’ils sont convaincus que dans la démocratie le peuple est le détenteur du pouvoir politique. Les morts ne votent plus. Avec leur stratégie actuelle, ils sont en train d’éliminer physiquement certains de leurs « votants ». Ils doivent savoir que si leurs partisans sont fidèles à la revendication de la démocratie, ils donneront leurs bulletins pour eux, sinon cette année du moins pour les années à venir. Nous pensons qu’il faut voir loin car l’histoire continue.

Du côté des manifestants, s’ils sont persuadés de la valeur de la démocratie, ils doivent savoir que la fin ne justifie pas toujours les moyens. Le ravage assaisonné de la désobéissance civile traduit l’esprit anti-démocratique.

Nous sommes donc d’avis que la légalité est le seul cadre de travail dans lequel il faut régler les problèmes. Il est loin de minimiser les initiatives de l’opposition. C’est tout juste une mise en garde contre les actions conduisant à la guerre civile. En outre, jusqu’à présent, aucun projet de société n’a été exposé par l’opposition. C’est une marche à l’aveuglette !

Chers compatriotes de l’opposition, l’éducation à la légalité s’impose si vous voulez valoriser et réussir votre revendication de la démocratie.

F’angaha dia tsy mba misy fomba hafa ahazoana fitondrana ankoatry ny mampihena ny olona tokony hifidy ny tena amin’ny fanaovana sorona azy ireo e ? Ny maty anie tsy mifidy e ! Hampandroso ny mpanaradia amin’ny faritra mena indray ve ? Haka an-keriny ny fitondrana, hapandroba indray ? Fantatra tsara mantsy fa raha mandalo ny fifidianana araka ny maha tany repoblikana sy demokratika an’i Madagasikara dia tsy ho lany.

Aoka tsy ho hadinoin’ny mpanohitra fa tsy misy demokrasy ambonin’ny lalàna ary hatramin’izao aloha dia tetika famotehana no misy fa tsy tetika fampandrosoana fa dia ao naty maizina tanteraka no itondrana ny fanoherana satria mandeha anjambany.

Olon-tsotra aho no manoratra itony lahatsoratra itony , mamakafaka ny zava-misy ary mba mitondra ny anjara birikiko eo anatrehan’izao famotehana ny tanindrazako sy ny tanin’ny taranako izao, nirahan’ny feon’ny fieritreretako.

Isika koa aoka tsy ho maty eritreritra ary handray ny andraikitra tandrify antsika avy.


Soatoavina - Marary ny taniko

Dictature populaire ? Non

Au train où vont les choses sur la place du 13 mai, des questions surgissent et non sans raison.

Procédons à une brève analyse du déroulement de la manifestation d’hier 16 février 2009 :

L’objectif principal de la manifestation d’hier était la prise des ministères. Là déjà ; l’on se demande sur quelle réglementation juridique est basée cette décision ? En outre, ces partisans de Monsieur Andry Rajoelina et de l’opposition représentent-ils le peuple malagasy, ou ceux qui ont le droit de vote ? De plus, les personnes qui sont fidèles au rassemblement sur la place du 13 mai comprennent-elles le tenant et l’aboutissant de ce auquel elles sont conviées ? A voir leur comportement, il y a raison de dire qu’elles sont là pour grossir le rang et pour scander les mots de provocation. Ce qui amène à conclure que cette masse « tgviste » est composée de ces personnes qui n’ont rien à perdre et tout à gagner lorsqu’il y a débordement. De fait, peut-on se permettre de descendre tous les jours dans les rues pour réclamer la démission du Président de la République alors que la vie devient de plus en plus chère ? Ces personnes ne sont pas des milliardaires ni des millionnaires !!!

L’on sait le leitmotiv cher de l’opposition : la démission du Président. La solution de compromis n’entre donc pas en ligne de compte de l’opposition. Même si les « sages » en crient la nécessité. C’est le message fort de la communauté internationale hier 16 février 2009, par son porte parole le Nonce apostolique. Elle est en train de se targuer d’être la seule détentrice de la vérité. Il n’est donc pas étonnant si le recours à la violence est de règle pour ce camp. C’est l’attitude reconnue des « dogmatiques », ces personnes qui s’enferment hermétiquement dans leur point de vue et n’acceptent ni la critique ni la concession. Or, « Ny rariny itompoana zary heloka » dit la sagesse malagasy. Traduction libre : c’est une erreur de déifier sa propre vérité. Du côté de la population, elle commence à avoir marre de cette situation d’inquiétude, et de cette flambée des prix des vivres. Donc, l’on se demande si l’opposition se plaît à maintenir cette situation de trouble car cela va dans son avantage. C’est du pur sadisme, il faut le dire.



La dictature populaire fait surface hier 16 février 2009, c’est une évidence. Ni Monsieur Andry Rajoelina, ni son Premier Ministre Monja Roindefo, ni les autres chefs n’arrivent plus à convaincre leurs partisans du danger d’aller aux ministères. Ayant déjà promis au peuple que toute décision découlera de lui, les « chefs » sont pris entre deux feux. « Ny teny toy ny salaka ka ny tompony ihany no afatony » Ce qui signifie que la parole donnée n’engage que son auteur. Autant dire que la manifestation n’avait plus de chef. Entendons par chef quelqu’un qui dirige, qui commande et gouverne. C’était donc la dictature populaire. Monsieur Roindefo, le Premier Ministre de ce gouvernement, n’était pas obéi par ses « brebis » fidèles. Et qui serait responsable en cas de débordement ? On sait pertinemment que cela est inéluctable. Ce qui est sûr c’est que la dictature populaire conduit au catastrophe qui avortera certainement cette lutte pour la démocratie.

Les chefs de l’opposition ne sont plus à la hauteur de leur responsabilité. Grave !

Alohan’ny hieritreretana ny handraisana ny fitondrana dia manana fotoana tokoa izao TGV, sy ny “praiminisitra ary ny minisitra tarihiny” hanehoany ny fahaizany mitarika sy ny fankatoavan’ny “vahoaka” mpanara-dia azy. Saingy ny mifanohitra amin’izany no mitranga ka ireo mpomba azy aza efa mihena an-toerana satria nisokatra ny masony. Ny hany sisa tafajanona dia ireo mpibodo miandry fandrobana sy fandravana ary tsy manaiky baikona intsony. Azo bangoina hoe ireo mpanao didy jadona, tsy afaka mifampiraharaha.

Isika kosa, andao hanohitra izany jadona izany

Fahendrena

jeudi 19 février 2009

De la patience pour une démocratie véritable.

Il est dit que « la patience est l’arme du fort ». Ce qui veut dire que celui qui tient à réussir telle ou telle entreprise doit s’accorder le temps qu’il faut. Cela de manière à mûrir sa stratégie et à éviter le tâtonnement, les « bavures » ou les « débordements » qui font perdre la valeur de ce qu’on fait.

Appliquant une telle maxime à la situation actuelle, compte tenu de ces débordements, sources claires et visibles de ces pillages et incendies des biens publics et privés, la précipitation avortera le projet d’instaurer la démocratie.

Soyons clair : la précipitation se traduit justement par ce forcing consistant à instaurer un gouvernement de transition, une stratégie mesquine d’évincer le pouvoir actuel. Or « biby tsy manan-doha, tsy mandeha ». Ce qui veut dire qu’il faut avoir un chef pour conduire une action. Ce faisant, une question se pose :

Qui va diriger ?

Le profil de Monsieur Andry Rajoelina, vu son très jeune âge et son inexpérience en terme politique, n’y répond pas. Déjà, sa responsabilité par rapport au massacre du samedi 07 février 2009 est très très lourde. Le sondage de Top Mada d’hier, 10 février 2009, est significatif : plus de 70% des participants lui imputent la responsabilité de cette tuerie.

Monsieur Monja Roindefo, le Premier Ministre nommé et présenté ce samedi 07 février sur la place du 13 mai, à Analakely, a mal commencé sa carrière. De fait, les larmes des familles des victimes du massacre du 07 février 2009, mouilleront à jamais son parcours politique. Qui plus est, sur quelle loi fonde-t-il son droit d’accéder à ce poste ? La loi du plus fort ? Que ce soit entendu encore une fois pour toute : le plus fort s’arme de patience.

L’état actuel de la situation incite à respecter l’un des principes qui fondent la démocratie : le suffrage universel. Les manifestants à l’origine de ces dégâts à la fois honteux et horribles ne représentent pas du tout le grand nombre. Sachez que quelques milliers de personnes rassemblées ne représentent pas Madagascar. Autant réclamer la démocratie, autant procéder à la manière démocratique. Ce qui veut dire qu’il faut attendre la prochaine élection car le mandat du Président actuel est fixé par la Constitution de Madagascar.

Quiconque voulant instaurer la démocratie doit commencer par respecter la légalité.
Seule la loi PEUT nous libérer de cette crise.
Déjà du sang rougit vos blousons, donc Patience, Messieurs.

« Izay maharitra hono vadin’andriana », fahendrena malagasy lalina, izay tsinontsinoavin’ny mpanohitra tarihin’i Andry Rajoelina, ohatry ny fanitsakitsahiny ihany koa ireo soa toavina malagasy hafa izay tsy haverina eto intsony.

Hita tokoa ny fahamaikana te handeha mafy (izany angaha no maha TGV azy) nefa fantany tsara fa tsy misy lalan-dalamby sahaza izany TGV izany eto Madagasikara. Vokany : rà mandriaka, fapotehana, asa very, tahotra sy fampihorohorona.

Mandalo dingana sy sedra ary mila fahamatorana izany olona sahaza omena fahefana izany ary ny vahoaka amin’ny alalan’y fifidianana no mifidy izay olona ampindramina fahefana. Mazava koa ny fe-potoana apetraky ny lalam-panorenana fa tsy hoe isaky ny misy olona iray afaka mamory olom-bitsy (lazaina ho vahoaka) voatohitohina dia ovana ny mpitondra. Misy rafitra sy lalàna efa natao hiaro ny olona tsirairay ka izany no tokony ampiasaina.

Hitondra ho aiza hono ny TGV ? Tsy ankamatatra intsony na hoe tsy misy mahalala izay entin’ny ampitso fa ny androany, ny omaly, ny afak’omaly, ny tamin’y herinandro lasa (07/02/09), ny tamin’ny volana lasa (26/01/09) dia efa mamaritra mazava ny miandry ny vahoaka raha tsy manohitra izao an-keriny izao. Fintinina hoe “tany mihotakotaka", tsy misy fandriam-pahalemana, toe-karena mikatso.

Adymadio - TSY HANAIKY IZANY ISIKA

mardi 17 février 2009

Comparaison erronée

Des opinions ont été émises autour de cette crise politique à Madagascar tant dans les radios locales que dans les « forum » des sites malagasy. Chapeau ! C’est significatif de constater que bon nombre de citoyens livrent librement ainsi leurs points de vue respectifs.

Cette manifestation de 2009 visant la chute du pouvoir en place n’est que le même scénario que celui de 2002 laissent entendre les uns. C’est le tour de RA8 maintenant disent les autres. Il a procédé de la même manière donc il ne fait que récolter ce qu’il a semé clament les autres encore.

Mais attention ! Parlons clair. Il faut bien faire la part des choses et y apporter une vision objective :

En 2002, n’oublions pas l’histoire, la manifestation consistait à réclamer la justice se rapportant au résultat de l’élection présidentielle du 16 décembre 2001. L’objet de la réclamation était clair : la transparence du résultat. Cette année là, deux points de rassemblement ont été choisis : place du 13 mai à Analakely et Stade de Mahamasina. Les meneurs n’ont pas conduit les manifestants dans les zones rouges. Pas d’affront entre « grévistes » et force de l’ordre. Malgré la divergence des points de vue, les deux candidats ont accepté de se rencontrer à Dakar sous la médiation du Président sénégalais de l’époque. Un pas d’effectué traduisant la volonté de chercher ensemble le bien pour le peuple. Dans le pays, écoutant les conseils des « ray aman-dreny » (FFKM, en l’occurrence), ils se sont mis d’accord pour la constitution de deux groupes formés, chacun, par les partisans respectifs des deux candidats en lice, dont le but est de trouver l’issue à la crise. Et l’aboutissement ? Victoire car preuve à l’appui, le re-dépouillement des bulletins de vote par une commission spéciale acceptée par les deux camps, a montré que c’était plutôt Marc Ravalomanana qui a obtenu le plus de voix face à Didier Ratsiraka. « Premier tour dia vita ».

En 2009, pour peu qu’on rafraîchisse la mémoire, on se rappelle que la réclamation pour l’assise de la démocratie a été la suite de la fermeture de la TV VIVA , un bien personnel de Monsieur Andry Rajoelina. Les leaders ont osé exposé leurs partisans à la « gueule du loup », les ont laissé massacrer sans pitié. Les appels à la rencontre par les « ray aman-dreny » (communauté internationale, FFKM, Conférence des évêques catholiques de Madagascar) n’ont pas été répondus par Monsieur Andry Rajoelina. Ils ont prêché dans le désert. Et l’aboutissement ? Pillages et incendies des biens des compatriotes, massacres horribles des innocents. Une victoire inhumaine dont on ne peut pas être fier, à moins qu’on soit « maty eritreritra » (pour dire ceux qui n’écoutent pas leur voix de conscience).

Il ressort de cette analyse que prêcher la ressemblance entre les manifestations de 2002 et de 2009 est un jugement trop hâtif et conduit à une erreur monumentale de vision des événements.

Merci de remettre en cause votre comparaison

Aoka isika tsy hanao fampitahana diso momba ny tranga 2002 sy ny atrehantsika izao 2009. Maro mantsy no milaza fa :”ny tody tsy misy fa ny atao no miverina “.Inona tokoa moa no natao tamin’ny 2002 ary inona nomiverina amin’izao 2009 izao?

Ny natao dia nanaja ny demokrasy : niandry ny faran’ny fe-potoana nitondran’Ingahy RATSIRAKA, nirotsaka hofidiana Andriamatoa RAVALOMANANA, nametraka mpanara-mason’ny fifidianana ary lany tamin’ny fiodinana voalohany araky ny porofo eo am-pelatanana. Fitakiana ny mangarahara, ny marina tamin’ny safidim-bahoaka no notakiana tamin’ny taona 2002. Tsy nisy fandrobana, tsy nisy fandehanana na fitondram-bahoaka tamin’ny faritra mena fa nanaja ny fanelanelanana nataon’ny FFKM, ny vondrona afrikanina na iraisam-pirenena.

Ny miverina kosa anefa dia mifanohitra tanteraka amin’ny fandàlàna ny demokrasy izay azo bangoina tsotra hoe fanonganam-panjakana ataon’olom-bitsy, fandrobana, fampihorohorona, fanaovana sorona ny vahoaka, fivoizana ady amin’ny samy Malagasy (fa tsy mitady ny firaisam-pirenena). Izany indrindra no tsy anekena hifanatonana, hitady marimaritra iraisana mba hitohizan’izany asa ratsy izany.

Antsika no mandinika sy ny mitolona ho an’ny fandriam-pahalemana, ny filaminana, ny fiarovana ny aina sy ny fananana mba tsy ho disoin’ny taranantsika

Adymadio